Discussions France/Grèce à Athènes sur le renforcement de la coopération agricole
jeudi 22 juin 2017
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Discussions France/Grèce à Athènes sur le renforcement de la coopération agricole

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Le secrétaire d'Etat aux Affaires européennes Harlem Désir a plaidé jeudi à Athènes pour un renforcement de la coopération en matière agricole entre la Grèce et la France au profit des deux pays qui traversent, pour l'un, une récession économique et pour l'autre, une crise du secteur de l'élevage.

"Nos échanges commerciaux ont été affectés par la crise, notamment en raison du contrôle des capitaux", instauré en Grèce fin juin pour protéger le secteur bancaire, a observé M. Désir lors d'une conférence de presse, soulignant que la Grèce représente environ 10% des importations de la filière bovine française.

Le contrôle des capitaux empêche les importateurs grecs de virer de l'argent à l'étranger pour régler leurs commandes, sauf autorisation ministérielle.

"Des mesures concrètes vont être prises (...) nous allons voir comment faciliter les procédures", a déclaré le secrétaire d'Etat qui en a discuté avec ses homologues grecs, notamment le ministre d'Etat Nikos Pappas, bras droit d'Alexis Tsipras.

La création d'une plate-forme pour relancer les exportations des éleveurs français est l'une des mesures citées par Harlem Désir et comprises dans un plan d'urgence de 600 millions d'euros, annoncé mercredi en France, pour les éleveurs en difficulté qui manifestent depuis plusieurs semaines.

M. Désir s'est également rendu en Grèce au lendemain de l'adoption par le Parlement de mesures préalables à la finalisation d'un troisième plan d'aide au pays en faveur duquel la France est apparue en première ligne au cours d'âpres négociations européennes qui ont abouti le 13 juillet.

Le secrétaire d'Etat a salué les décisions "courageuses" d'Athènes et assuré que la France serait également présente pour "participer au redressement économique" du pays qui est retombé en récession fin 2014.

Il a jugé que "le volet investissement et croissance" du nouveau plan grec devait être "aussi important que les réformes", insistant notamment sur "la mobilisation du produit des privatisations" en faveur de l'investissement, comme le souhaite le gouvernement grec, et sur la nécessité d'un "reprofilage" de la dette publique grecque pour donner au pays plus de marge budgétaire.

Les modalités et le calendrier de cette restructuration de dette sont un des points d'achoppement des discussions à venir entre Athènes, UE et FMI.

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