mercredi 26 avril 2017
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Berlin confirme des discussions avec K+S qui veut repousser le canadien Potash

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Le ministère allemand de l'Economie a confirmé mercredi la tenue de "discussions" avec le fabricant de sel et de potasse K+S, qui cherche à repousser les avances de son concurrent canadien Potash qui veut le racheter.

Ne voulant s'exprimer ni sur l'identité des participants ni sur le contenu de ces discussions, un porte-parole du ministère a indiqué à Berlin que celles-ci avaient sans doute été initiées par "des coups de téléphone en provenance de l'entreprise concernée".

Le quotidien Handelsblatt rapportait mercredi que K+S, convoité par Potash depuis fin juin, avait "demandé de l'aide" au ministre de l'Economie Sigmar Gabriel. Le journal évoquait sur la foi de "sources des milieux économiques" la possibilité d'une intervention de la banque publique KfW comme "chevalier blanc" venant à la rescousse de K+S en prenant une participation dans son capital à même de lui assurer une minorité de blocage.

Potash, grand acteur de la potasse, ingrédient de base des engrais, a proposé à K+S de le racheter pour près de 8 milliards d'euros. L'intéressé a promptement décliné, estimant que l'offre ne "reflétait pas sa valeur fondamentale" et n'était "pas dans (son) intérêt".

Mais K+S a un actionnariat complètement morcelé, et la direction du groupe sera impuissante à empêcher les actionnaires d'apporter leurs actions en cas de dépôt formel d'une offre. Et ce d'autant moins que le titre vaut actuellement moins que les 41 euros par action proposés par Potash (35,60 euros à 12H10 GMT à Francfort).

K+S, qui est aussi numéro un mondial du sel, est coté sur l'indice vedette Dax de la Bourse de Francfort, et est l'une des plus petites valeurs vedettes allemandes. Le groupe basé à Kassel (ouest) emploie environ 14.000 personnes dans le monde et a réalisé l'an dernier 4 milliards d'euros de chiffre d'affaires.

Il a investi de gros montants ces dernières années dans une nouvelle mine de potasse dans le Saskatchewan, province canadienne riche en potasse qui abrite le siège de Potash Corp. La nouvelle mine, baptisée Legacy et qui doit commencer à produire l'an prochain, est une cible de choix pour Potash, certains commentateurs en Allemagne soupçonnant même le canadien de vouloir en brider la production pour ne pas faire trop d'ombre à ses propres produits.

Le patron de Potash, Jochen Tilk, est lui même allemand.

mtr/cfe/pre

 

 

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