mardi 27 septembre 2016
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Prévoir sa retraite : une personne sur cinq épargne (rapport)

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Selon un rapport du département Recherche, Etude, évaluation et statistiques du Ministère des affaires sociales et de la santé, près de 20 % de la population de 18 ans ou plus détiennent au moins un produit d'épargne financière pour compléter leur retraite.

Alors qu'elle ne lui est pas dédiée, l'assurance-vie est le placement préféré des ménages : 7 % des personnes contractent une assurance-vie pour disposer d'un complément de rémunération. Les produits de retraite supplémentaire sont moins diffusés et représentent des montants épargnés plus modestes.

Le recours à des actifs financiers en prévision de la retraite augmente avec l'âge jusqu'à 60 ans, et avec le niveau de vie.

En France, une partie de la population recourt à des produits d'épargne pour compléter le montant de sa retraite par répartition. Ces comportements sont analysés au travers la détention de sept produits d'épargne et des montants qu'elle consacre.

L’assurance-vie, le produit d’épargne préféré pour préparer la retraite 

En France, une personne sur cinq de plus de 18 ans (18,6 %) déclare détenir en 2010 au moins l’un des sept produits d’épargne financière en prévision de la retraite.
L’assurance- vie est, devant les produits de retraite supplémentaire, l’actif financier le plus répandu, avec 7,1 % de personnes indiquant en posséder un afin de préparer leur retraite. Les livrets d’épargne défiscalisés sont également utilisés dans ce but (5,6 %). Les produits de retraite supplémentaire ne viennent qu’après, avec respectivement 3,6 % de détenteurs des produits de retraite supplémentaire individuelle, 2,7 % d’un plan d’épargne retraite populaire (PERP) et 2,6 % d’une retraite supplémentaire d’entreprise.
Les valeurs mobilières sont un actif moins fréquemment détenu dans cet objectif (2,4 %). Enfin, la détention de livrets soumis à l’impôt en vue de la retraite est marginale (0,2 %).

Le recours à ces produits ne s’explique cependant pas uniquement par la volonté de préparer la retraite.
D’autres motifs peuvent en effet entrer en jeu. Ainsi, le désir de constituer une réserve d’argent est la raison majeure invoquée pour la détention des livrets, soumis à l’impôt ou défiscalisés, dans 86 % et 66 % des cas. Le motif évoqué ensuite est la réalisation d’un projet personnel (13 % pour les deux types de livrets) ou le bon rendement du produit pour les livrets soumis à l'impôt dans 13 % des situations.

Pour l'assurance-vie et les valeurs mobilières, le moteur principal de détention reste la constitution d'une réserve d'argent, mais dans une proportion moins large (près de 40 %).
Les raisons telles que le bon rendement pour 29 % des détenteurs de valeurs mobilières, la protection d'un proche pour 29 % des détenteurs d'assurance-vie ou la volonté de préparer la retraite pour 28 % des détenteurs d'assurance-vie et 17 % des détenteurs de valeurs mobilières sont plus fréquemment évoquées que pour les livrets.
Par ailleurs, une personne peut citer plusieurs motifs de détention pour un même produit1. Si 7 % des personnes de 18 ans ou plus souscrivent à une assurance-vie en vue de préparer la retraite, la moitié d'entre elles donnent aussi d'autres explications. En particulier, 20 % souhaitent également constituer une réserve d'argent, 10 % protéger leurs proches et 8 % bénéficier du rendement du produit.

La possession d’une épargne financière est croissante avec le niveau de vie

Disposer d’un produit d’épargne en prévision de la retraite croît avec le niveau de vie de l’individu : 7,2 % des personnes se situant dans le premier décile (moins de 9 630 euros annuels) de la distribution du niveau de vie en détiennent un, contre 27 % pour les individus du huitième décile (moins de 35 520 euros).
À partir du neuvième décile, l’augmentation du recours à au moins un produit d’épargne pour préparer la retraite est plus forte : près de la moitié des individus du dixième décile
(45,5 %) détiennent au moins un des produits d’épargne en vue de la retraite, contre moins d’un cinquième de détenteurs dans la population des plus de 18 ans.
Ce constat est valable pour quasiment chacun des produits.

Les différents actifs financiers disponibles pour préparer la retraite ne sont pas totalement substituables entre eux. En effet, un détenteur d’assurance-vie pour motif de retraite sur cinq possède simultanément un produit de retraite supplémentaire, 13 % possèdent des valeurs mobilières et 20 % des livrets défiscalisés dans le but de préparer la retraite.

De la même manière, 45 % des détenteurs de produits de retraite supplémentaire (PERP, individuelle ou d’entreprise) détiennent parallèlement une assurance-vie pour préparer la retraite, et 7 % détiennent des valeurs mobilières dans ce but.

Des montants d’épargne plus faibles pour les produits propres à la retraite supplémentaire 

Les détenteurs de produits spécifiques à la retraite supplémentaireépargnent des montants plus faibles sur ces supports (en moyenne 15 000 euros) que les détenteurs d’assurance-vie (44 000 euros en moyenne) ou de valeurs mobilières (près de 58 000 euros).
Parmi les produits de retraite supplémentaire, les montants épargnés sont plus élevés sur les produits souscrits individuellement, hors PERP, que sur les produits souscrits dans le cadre de l’entreprise. Le PERP étant un produit récent, les montants épargnés sur ce produit sont encore faibles en moyenne. De même, les montants épargnés en vue de la retraite sur les livrets défiscalisés sont plus faibles, probablement du fait des plafonds de ces supports.

18 % des retraités perçoivent une rente de retraite supplémentaire

Une fois à la retraite, la détention de ces produits peut donner lieu à la perception d’une rente qui complète la pension à laquelle le système par répartition donne droit. L’assurancevie donne la possibilité de convertir le capital épargné en rente, mais ce choix est rarement fait et, le plus souvent, l’assurance-vie est convertie en capital versé en une fois. Le poids des rentes issues de l’assurance-vie est donc très faible. Les valeurs mobilières, tout comme les livrets, ne se convertissent pas en rente. L’étude se concentre donc principalement sur les produits de retraite supplémentaire.
Ainsi, la retraite supplémentaire concerne une part limitée des retraités actuels (17,9 %). Cependant cette proportion est bien plus élevée que celle des retraités bénéficiant de rentes viagères provenant d’anciens contrats d’assurance-vie, de décès, de rente éducation, ou de plans d’épargne populaire (PEP).

En 2010, 7,3 % des personnes retraitées de droit direct déclaraient percevoir une retraite supplémentaire d’entreprise, et 11,1 % une rente d’un produit de retraite supplémentaire souscrit individuellement (PERPexclus). Pour le PERP, créé en 2003, seuls 0,1 % des retraités déclarent percevoir une rente.

Source : rapport du département Recherche, Etude, évaluation et statistiques du Ministère des affaires sociales et de la santé

 

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