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Revenu agricole 2014 : en baisse au ministère, en hausse à l'Insee. Chiffres et réactions

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Le revenu agricole 2014 pose question : l'Insee l'annonce en hausse de 6 % alors que le Ministère de l'agriculture l'annonce en baisse de 5% selon les premières estimations. "Confusion de chiffres à propos d'une réalité agricole marquée par l'instabilité et l'incertitude" relève l'APCA.

Les résultats prévisionnels pour 2014 de l'Agreste

En 2014, le résultat courant avant impôts (RCAI) des exploitations moyennes et grandes s’établirait, en moyenne, à 24400 euros par actif non salarié, soit un niveau légèrement inférieur à son niveau de 2013 (- 5 %).

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Cultures générales : cette catégorie comprend les betteraves et les pommes de terre.

Les résultats seraient en baisse par rapport à 2013 dans une majorité d'orientations, à l'exception de la viticulture et des élevages bovins lait et ovin/caprin. L'année 2014 est en effet marquée par une baisse des prix à la production pour la plupart des productions animales et végétales.

Après une légère baisse en 2013, les récoltes de céréales ainsi que d’oléagineux et de protéagineux se redressent en 2014 mais ne permettraient pas de compenser la nette dépréciation des prix. Dans ces conditions, le résultat moyen des exploitations spécialisées en grandes cultures reculerait de 44 % pour s’établir à 17500 euros par actif non salarié.

En arboriculture fruitière, la récolte des espèces à noyau (pêche, abricot) serait plus abondante en 2014 qu’en 2013 mais leurs prix ont enregistré une forte baisse. Le résultat moyen de l'ensemble des exploitations fruitières reculerait donc de 56 %, à 13400 euros.

Dans les exploitations maraîchères, les surfaces cultivées sont en léger recul et les prix sont également en baisse, entraînant une diminution de la production en valeur. Le résultat moyen des exploitations spécialisées en maraîchage et horticulture s’établirait à 21300 euros (- 5,5 %).

Avec une récolte en forte hausse par rapport à celles exceptionnellement basses de 2012 et 2013 et des stocks réduits, la production viticole s’accroîtrait. Les prix resteraient bien orientés sur la campagne et permettraient au résultat moyen des exploitations viticoles d'atteindre 46200 euros en 2014, soit une hausse de 27 % par rapport à 2013.

Dans les exploitations d'élevage, le volume de la plupart des productions animales est en hausse, ou reste stable, à l'exception des volailles.

Dans les exploitations spécialisées dans les bovins lait, la valeur de la production augmenterait de façon soutenue sous l’effet conjugué de la hausse de la production et des prix. Le résultat par actif non salarié augmenterait de 28 % et s’établirait à 30100 euros.

Avec le recul des prix, les élevages spécialisés en bovins pour la viande verraient leur revenu reculer à 14500 euros, un niveau inférieur d’environ 21 % par rapport à 2013. En revanche, la situation s’améliorerait dans les élevages ovins et caprins grâce à une légère hausse des prix et une revalorisation des subventions ; le résultat moyen atteindrait 20000 euros (+ 23 %).

Dans les exploitations avicoles, la situation est contrastée. En volaille de chair, la baisse des prix conjuguée à des volumes en légère baisse conduirait à une diminution de la valeur de la production. En filière ponte en revanche, la valeur de la production augmenterait grâce à la hausse des volumes. Sur l'ensemble des deux filières, le résultat moyen des exploitations resterait stable à 20700 euros.

Dans les exploitations porcines, compte tenu du recul des prix et de la valeur de la production, le revenu se replierait à 22100 euros par actif non salarié (- 18 %).

Lire aussi :
Le revenu agricole en baisse de 1,7% dans l'UE en 2014 (Eurostat)
Revenus agricoles 2013 : baisse globale et disparités
Décryptage revenus agricoles 2013 : synthèse et réactions

Ministère - Revenu des agriculteurs : Un résultat globalement stable en 2014 après une baisse marquée en 2013 et des situations contrastées

La Commission des comptes de l'agriculture de la Nation s'est réunie le 15 décembre 2014 pour examiner la situation économique prévisionnelle des exploitations agricoles en 2014.

Après trois années historiquement élevées et une baisse marquée en 2013, les résultats seraient globalement stables en 2014, avec des évolutions variables selon les indicateurs et les méthodes considérés.

Le compte de la branche agriculture fait apparaître une augmentation du revenu net de la branche agricole par actif non salarié d'environ 6% en 2014.

Le résultat courant avant impôts, par actif non salarié, des exploitations agricoles est quant à lui, une estimation établie en appliquant des indices d'évolutions conjoncturelles macroéconomiques aux données du RICA 2013 (il est calculé sur un échantillon représentatif de 7315 exploitations grandes et moyennes). Selon cette méthode, il diminuerait de 5% en 2014 pour s'établir à 24 400 euros en moyenne.

Les résultats seraient contrastés selon les productions.

Ils progresseraient pour la viticulture, dont la récolte est en hausse par rapport à celles exceptionnellement basses de 2012 et 2013, pour les élevages bovins laitier, suite à la revalorisation du prix du lait, et pour les élevages ovins et caprins.

Les résultats seraient globalement stables ou en légère baisse pour les élevages de volaille et pour les productions maraîchères.

Ils diminueraient plus fortement pour les grandes cultures et l'arboriculture, ainsi que pour les élevages de bovins viande et de porcins, confrontés à des baisses de prix au cours de l'année.

Les résultats définitifs du réseau d'information comptable agricole (RICA) ont par ailleurs confirmé la diminution des résultats en 2013, après trois années favorables, dans un contexte de repli marqué des prix des céréales et des oléagineux. Le résultat courant avant impôts, par actif non salarié, s'établit en 2013 à 25 500 euros en moyenne. L'effort d'investissement se maintient toutefois à un niveau élevé dans la plupart des orientations.

APCA - Revenu agricole 2014 : une hausse baissière ???

Les comptes de l'agriculture de 2014 montrent une stabilité dans le repli de l'économie agricole française, d’un point de vue macroéconomique, corroboré de manière assez paradoxale par les estimations contradictoires des évolutions de revenu entre l'INSEE (+ 6%) et le Ministère de l'agriculture (- 5%).

Cet écart d’estimations porte atteinte à la lisibilité voire à la crédibilité de la statistique et des deux institutions. Par le passé, des révisions importantes d'une version des comptes à une autre ont été effectuées. Mais aujourd'hui, on atteint un point critique avec des évolutions de revenu diamétralement opposées.

De plus, l’hétérogénéité des résultats sectoriels pose question :
> Fortes baisses du revenu pour les OTEX "COP" (-38,9%), "légumes et champignons" (-13%), "arboriculture fruitière" (-55,7%), "bovins viande" (-21.5%) et "porcins" (-18%).
> Stabilité du revenu de l'OTEX "volaille" (0.6%).
> Croissance du revenu des OTEX "viticulture" (26,8%), "bovin lait" (27,6%), "Ovins et caprins" (23,1%).

Les écarts de revenu sont très forts entre les filières en 2014 et leurs variations de très grande ampleur d'une année sur l'autre. Cette évolution confirme que l’agriculture est fortement exposée à la volatilité des prix, sans réelle perspective de régulation des marchés.

Ces résultats démontrent que, aujourd’hui, les politiques agricoles nationales et européennes ne permettent pas de limiter l’extrême volatilité des revenus agricoles.
Le dogme du découplage qui vise à vouloir déconnecter totalement l’intervention publique et la situation des marchés montre une fois de plus ses limites.
Au plan national, la fiscalité, et au plan européen, la PAC doivent tenir compte de la réalité des exploitations agricoles pour réduire la variabilité des revenus.

revenu-agricole-2014-culturesOrientations végétales : dégradation des revenus partout sauf en viticulture

En 2014, les producteurs spécialisés dans les filières végétales ont connu une année difficile avec des baisses de prix très fortes qui ont dégradé leurs résultats (en dépit de la baisse globale du prix des intrants). La viticulture échappe à ce constat ; cependant, les estimations de revenu de ce secteur d’activité sont encore très fragiles au moment où sont réalisés les comptes prévisionnels. Les premières semaines de la campagne viticoles 2014/2015 affichent des prix en hausse mais il est encore hasardeux de prévoir si cette tendance se poursuivra dans les prochains mois.

revenu-agricole-2014-elevageOrientations animales : forte hétérogénéité entre les secteurs de production


L’économie des secteurs de production animale a longtemps été marquée d’une certaine stabilité (voire inertie) sauf dans l'élevage de porcins qui faisait figure d’exception. Mais aujourd’hui, c’est l'instabilité qui domine et on ne peut assurer si les bons résultats d’un secteur en 2014 dureront dans les années suivantes ; on pense ici à l'élevage laitier dont l'année 2014 se solde par une hausse du revenu moyen mais pour qui la sortie des quotas en 2015 ouvre une période d’incertitude.

FNSEA - Comptes prévisionnels de l’Agriculture : Baisse généralisée !

La Commission des Comptes de l’Agriculture vient de rendre publique les derniers chiffres. Le résultat est clair, net et précis : il y a une baisse généralisée des revenus en agriculture, en repli de près de 25% par rapport aux trois dernières années. Même si quelques secteurs tirent leur épingle du jeu, il s’agit bien d’un séisme. En effet, nous n’avons cessé de tirer la sonnette d’alarme sur ce qui arrive aujourd’hui.

Rappelons que c’est dans ce contexte que le 5 novembre près de 40 000 agriculteurs se sont mobilisés. Il s’agissait bien de montrer à tous que trop contraints, les paysans français n’en pouvaient plus et qu’on les empêchait de faire leur métier, c’est-à-dire de produire de la qualité !

La FNSEA ne fait pas qu’interpeller, elle propose. Ainsi, il est temps de vraiment baisser les charges et de simplifier les règles, afin garder des exploitations agricoles compétitives. Près de 20% de hausse de charges diverses entre 2010 et 2013 (1)sont là pour le rappeler !

Les paysans français ne cessent par ailleurs de subir des aléas en tout genre : grêle, gel, sécheresse, inondation,... Notre rôle est là aussi d’envisager des solutions, assurantielles, afin de protéger les exploitations. Et que dire des conséquences de l’embargo russe sur les producteurs français ? Là, c’est la solution politique qui amènera la solution économique.

Enfin, le combat engagé ensemble avec Jeunes Agriculteurs pour le « produire et manger français » est un sujet de fond : retrouver des marges partout où cela est possible. Les cantines publiques et privées ne pourront pas continuer à délaisser les produits français de qualité.

Il y a des solutions pour l’agriculture française, mais la solution ce n’est plus d’en parler, c’est d’agir !

(1) Alourdissement des charges de 19,4% entre 2010 et 2013 – source INSEE

Coordination Rurale - Revenus des exploitants : 2013 catastrophique, 2014 pire encore

Les chiffres communiqués cet après-midi par la Commission des Comptes de l'Agriculture de la Nation (CCAN) sont accablants. Les revenus 2013 des agriculteurs sont en chute libre et certaines productions, comme les céréales ou l'arboriculture, s'enfoncent encore dans la crise en 2014.

Moins 30 % de revenus en 2013

Le résultat courant avant impôts (RCAI) moyen par actif non salarié en 2013 chute de 30% par rapport à 2012, en s'établissant à 25 500 €, soit un niveau plus bas que celui annoncé en juin dernier par la CCAN (28 000 €). En 2013 ce sont 17% des exploitations qui sont déficitaires.
La chute la plus impressionnante est celle des exploitations céréalières avec un revenu trois fois moindre qu'en 2012 : 18 600 € ! Mais les revenus des exploitations porcines, avicoles et bovins viande sont également en forte baisse.

2014 s'annonce plus terrible encore !

Comme attendu, les céréaliers, sacrifiés par le Ministre de l'Agriculture, voient leurs revenus laminés en 3 ans et sont maintenant la lanterne rouge (11 500 € de RCAI en 2014). Et malgré les promesses de Stéphane Le Foll, cette chute ne bénéficie ni aux autres catégories de producteurs, ni aux consommateurs.
Le revenu des céréaliers est de 59% inférieur à celui de la période 2000-2013. Et ce n'est pas en 2015 que les choses vont s'arranger : les cours sont médiocres et les paiements PAC sont fortement revus à la baisse.
Les producteurs de fruits et légumes sont aussi durement touchés. Prix en baisse, consommation atone, embargo russe, importations massives... Les arboriculteurs voient leur revenu 2014 s'effondrer à 13 400 €, soit une baisse de 43% par rapport à la période 2000-2013.
Pour le lait, la catastrophe consécutive à la fin de la régulation est annoncée pour 2015.
Quant aux producteurs de viande bovine rien ne leur permet d'envisager l'embellie.

Ces chiffres doivent retentir comme une sirène aux oreilles du gouvernement français et de Phil Hogan qui ne peuvent pas rester sur leur autosatisfaction des mesures qu'ils ont prises ces dernières années.

Confédération paysanne - Comptes de l'agriculture : L'échec des politiques partiellement chiffré

Tous les six mois les comptes de l'agriculture confirment la chute du nombre de paysans. Près de 1% d'emplois disparaitront encore en 2014. Les comptes du Rica oublient toujours 36% des fermes considérées comme petites. Dans une région telle que Rhône-Alpes, elles représentent 45% des fermes.

Les chiffres des différentes Otex publiés par le Rica, traduisent une réalité partielle donc partiale de l'agriculture française. La révision actuelle des critères de la statistique prendra-t-elle en compte l'ensemble de notre profession ? Ose-t-on imaginer une statistique sur le commerce par branche oubliant l'ensemble du petit commerce ?

Si les producteurs de porcs et de céréales voient leur revenu baisser, ceux de fruits et légumes, les producteurs de viande bovine, les horticulteurs, les éleveurs d'ovins ou caprins eux sont toujours plus bas et à un niveau souvent inacceptable. Les éleveurs laitiers s'en sortent un peu mieux, mais voient arriver avec inquiétude la chute des prix consécutive à la fronde libérale qui remplace les quotas.

Et si on changeait de politique en soutenant l'autonomie des fermes pour que les revenus soient moins soumis à la variation du prix des intrants ou à la spéculation ? Et si on repartait à la reconquête des marchés intérieurs pour éviter des crises comme l'embargo russe ? Et si nous évitions de détruire de nombreuses agricultures à coup d'accords de libre-échange ?

Si les politiques agricoles empruntaient d'autres chemins, nous pourrions avoir des données statistiques globales prêtant à l'optimisme.

ORAMA - Revenu céréalier 2014 : les Pouvoirs publics doivent se remettre en cause

La Commission des Comptes de l’Agriculture de la Nation (CCAN) a évalué le revenu moyen des céréaliers pour l’année 2014 à 11 400 € avant cotisations sociales de l’exploitant et avant impôt(1) de 50 % au revenu annuel moyen toutes productions, ce chiffre est significatif d’une réalité très éloignée de certains clichés. Dans plusieurs régions, il est négatif. Dans les zones intermédiaires notamment, où le potentiel est le plus faible, de nombreux exploitants se trouvent en situation extrêmement difficile.

Cette évolution caractérise malheureusement bien la sensibilité des exploitations spécialisées en céréales et oléoprotéagineux à l’ampleur qu’ont prise les aléas économiques et climatiques depuis quelques années. Or, non seulement les Pouvoirs publics ne traduisent pas sérieusement en actes leur discours sur la nécessaire amélioration des dispositifs de gestion des risques, au contraire, mais encore, ils fragilisent davantage les exploitations. Ainsi l’année 2014 a-t-elle vu mise en œuvre la première étape d’un nouveau processus spécifiquement français de diminution des paiements directs aux grandes cultures dans le cadre de la nouvelle PAC 2014-2020. Ainsi le Gouvernement a-t-il à nouveau imposé dans ce secteur des contraintes légales et réglementaires irraisonnées, économiquement sclérosantes et régressives.

Les résultats révélés aujourd’hui par la CCAN montrent combien il est urgent de redonner des marges de manœuvre à la production et à la compétitivité des exploitations céréalières et d’améliorer vraiment les mécanismes de gestion des risques qui leur sont proposés.

« Les Comptes de l’Agriculture le démontrent : il faut cesser de discriminer les producteurs de notre secteur dans l’application de la PAC en France ; il faut en finir avec l’accumulation de ces normes inutilement contraignantes qui nous empêchent de Produire plus, Produire mieux ; il faut améliorer de toute urgence le régime du dispositif de la Déduction pour aléas. De la même manière, il faut fixer sans tarder des règles permettant de mettre en œuvre dans les zones intermédiaires une mesure agro-environnementale et climatique adaptée », ont déclaré Philippe PINTA, Christophe TERRAIN et Gérard TUBERY, président et vice-présidents d’ORAMA.

1 Les subventions de la PAC sont intégrées dans ce résultat. Les cotisations à la MSA pour la protection sociale de l’exploitant et de sa famille - environ 10 000 € en moyenne- restent à payer

Ile-de-France (FDSEA, JA, Chambre d'Agriculture) - Revenus agricoles 2014 : des prévisions qui confirment les craintes de la profession

Le Ministère vient de publier les résultats économiques des exploitations agricoles définitifs pour l’année 2013. Il indique ainsi : « Après trois années historiquement élevées, les résultats des exploitations spécialisées en céréales et oléo-protéagineux (COP) diminuent fortement en 2013, suite au repli marqué des prix et à des rendements en baisse pour l’orge, le maïs, le colza et le tournesol. Le Résultat courant avant impôt (RCAI) par actif non salarié s’établit à 18 600€. Il est trois fois inférieur à celui, exceptionnellement élevé, de 2012 et 40 % inférieur au résultat moyen observé sur la période 2000-2012. »

Quant aux revenus prévisionnels 2014, ils baisseraient de 44% par rapport à 2013 pour atteindre… 11 500€, soit moins de 1000€ par mois par exploitation ! (un résultat inférieur de moitié comparé à la moyenne des exploitations françaises).

Damien GREFFIN, Christophe HILLAIRET et Alexandre RUECHE, respectivement Présidents de la FDSEA, de la Chambre d’agriculture et de JA Ile-de-France tiennent à rappeler les mises en garde répétitives faites au Gouvernement dans le cadre de la réforme de la Politique agricole commune*, et dont il n’a pas tenu compte. En effet, les campagnes 2013 et 2014 confirment que le revenu 2012 en grandes cultures (deux fois supérieur à la moyenne des exploitations françaises) était bien le résultat d’une conjoncture exceptionnelle!

Aujourd’hui, la PAC 2014-2020 est entérinée et ses conséquences se font sentir sur les aides allouées aux producteurs de grandes cultures : -9% en 2014, -15% en 2015, et -30% en moyenne à l’horizon 2019. Les craintes d’années noires à répétition pour les exploitations franciliennes sont donc confirmées, sans oublier la condamnation de certaines d’entre elles, rendues vulnérables en l’absence de filet de sécurité, autrefois assuré par les aides de la Politique agricole commune…

*via 2 communiqués de juin et d'octobre 2013

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