Alimentation

Transition alimentaire : est-ce juste une utopie ?

L’alimentation tient une place importante dans notre mode de consommation au quotidien. Sans trop réfléchir, on achète, on transforme et on consomme. Pourtant, cette façon de faire peut avoir des impacts sur notre santé et notre environnement à court et à long terme. Ainsi, la problématique que l’on va tenter de résoudre dans cette thématique est : la transition alimentation est-elle juste une utopie ?

1. Les limites de notre système alimentaire

D’ici 2050, il y aura 66 % de la population mondiale qui habiteront en ville. Ceci va induire certainement une hausse de la demande alimentaire. En outre, il convient que chaque personne ait droit à une alimentation saine et suffisante. Toutefois, avec notre situation actuelle, il sera difficile d’atteindre cet objectif. En effet, notre système de production actuel se réfère au modèle d’une poignée de multinationales qui ne pensent qu’à faire du profit. Par ailleurs, l’utilisation abusive de produits toxiques empire de plus en plus les situations des populations et l’équilibre de l’environnement. Le modèle que l’on utilise aujourd’hui essaye de nourrir un maximum d’individus avec un minimum de moyens financiers. Cela n’est pourtant possible qu’en diminuant les coûts de production. Il faut aussi constater que notre nourriture d’aujourd’hui n’est plus ce qu’elle était il y a un siècle. Elle n’est plus très diversifiée, car les deux tiers de l’alimentation mondiale sont représentés par seulement 12 plantes différentes (riz, blé, maïs, etc.) et 5 espèces animales.

2. Une transition alimentaire en marche

Durant leurs investigations, les experts ont mis en lumière non seulement les effets des aliments sur notre santé, mais aussi les problématiques de la faim à l’échelle mondiale. Pour faire face à la production conventionnelle, plusieurs solutions ont été mises sur table comme l’utilisation de la permaculture pour recréer des écosystèmes ou l’agriculture urbaine. Aujourd’hui, on peut retrouver une multitude de fruits et légumes, des herbes aromatiques ou des fleurs qui poussent sur les toits des logements urbains. Ceci peut contribuer à réduire les émissions de gaz à effet de serre et bien entendu les coûts de production. Dans les milieux ruraux, plusieurs initiatives de la part des agriculteurs essayent de diminuer au maximum l’utilisation d’énergie, d’engrais chimiques et de pesticides. Il y a une tendance à se reconvertir en agriculture biologique. On enregistre même une progression constante des circuits courts ou de marchés locaux. Les premiers pas pour trouver des solutions alternatives sont venus des associations de consommateurs, des citoyens ainsi que des instituts de recherche. Si nous voulons que cette transition alimentaire s’accélère, il convient d’intervenir à plus grande échelle.

3. Des solutions pour surmonter les obstacles

Avec une alimentation durable, l’enjeu est de préserver notre santé, notre environnement et la diversité des cultures sur Terre. Néanmoins, il faut que cela soit viable tant sur le plan économique que social. Si nous voulons produire suffisamment pour une population en pleine croissance, il est dans notre intérêt de prendre en compte les conditions locales et le dérèglement climatique. Il est également ici question de réduire la pollution de l’environnement par les rejets des déchets. Ceci peut se faire en repensant en profondeur sur les modes de production des pays en voie de développement et les modes de consommation des pays à revenu élevé. Plusieurs organismes tentent d’instaurer l’agriculture écologique comme l’un des modèles de l’Agriculture de demain. Par rapport à l’agriculture biologique (sans utilisation de produits chimiques de synthèse), l’agriculture écologique vise à s’adapter au rythme de chaque écosystème. Celle-ci prend en compte le fonctionnement biologique des écosystèmes, ce qui offre ainsi la possibilité d’exploiter les ressources naturelles de manière optimale sans pour autant les épuiser.

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